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13 juil. 2018
Poésie au présent permanent - Formules poétiques- Muriel CAYET - juillet 2018





LANGUE UNIVERSELLE


Une langue bordée de musique

Inspire quarante fois l’air

Et apprend en parfait sujet, mûr et stoïque,

Les mots du soleil à garder solitaires.


Une langue chantée par les fées

Monte jusqu’au ciel pour mieux savourer le repos

On la voit arriver au lever du monde, l’été

A la tenue favorable jusqu’à minuit, sans chaos.


Une langue recueille sur le visage de l’esprit,

Sauve trente âmes de tous les égards

Fidèle, elle sait à merveille traduire le premier soir des amis,

Comme le secret qui accompagne l’amour, sans retard.


Une langue d’espérance et de confiance pour dire,

Le meilleur que l’on recueille telle la vérité qui témoigne d’abord,

A la réplique  en tous points semblable au ciel, à l’estime pour prédire,

Une demande pour un siècle qui se donne au cercle d’or.


***


AUTEUR


Tout auteur a sa source, inédite,

Une échelle pour aller en ville , quelquefois,

La patience de la nature comme mérite,

La marque sur le livre, preuve de ses sentiments et de leur loi.


Tout auteur prend un parti, parfois,

Dans un habit brodé à bon jour il sait raison conter,

La franchise est de taille, revêtue pour toujours, sa foi,

Etre de discipline et de hasard, à savoir à qui se louer.


Tout auteur se remarque de loin,

Sur les routes sauvages de l’écrit, il déambule sans emblèmes,

Dans la traversée des temps, il joue le beau rôle de témoin,

Au rythme des strophes, transmetteur de mémoire à diadème.


Tout auteur ne cesse  de prendre la mer,

 Dans son sillage heureux visité par l’esprit,

Une lumineuse vision de la réalité pour phare, sans calvaire,

La patine du vécu, sa trajectoire, les valeurs de toujours réunies.


***


DE LA CONSCIENCE


L’implicite souvenir de la conscience ne se contente pas de listes,

Il a en bagages ses fournitures, ses logarithmes,

En nombre réel, décimal ou inverse, il existe,

Dans notre champ visuel, il conte son état émotionnel du jour, son biorythme.


L’attention sans équivoque de la conscience s’en remet toujours au carnet bleu,

Celui qui exprime ce que l’on ressent du dedans,

Les idées, les questions, ce qui se pense en soi, yeux dans les yeux,

Quelque chose de bien et de nouveau, en complément.


Le thème principal de la conscience s’en remet à l’enjeu,

Au signal global de son expression, le miroir de l’écoute, l’entendement,

Qui dit je suis heureux que tu sois née, au centre du cercle mystérieux,

Alors écrire pour élargir la pensée, comme le volume de son appartement.


L’adresse en mouvement de la conscience où tout son univers siège,

Réminiscence, réveil, regard, tout est là pour s’enrichir,

Déclenche les détails de l’inspiration, qualifie les pensées, en privilège,

Sur les ressources temporaires, plus sages que le monde, juste pour rire.


Muriel CAYET

Poésie au présent

Juillet 2018



Lien permanent

 

30 mai 2018
Poésie au présent permanent - Formules narratives - Muriel CAYET - Mai 2018



COLETTE


Elle révèle les secrets dans un ensemble de qualités, 

Toutes fenêtres ouvertes sur son autobiographie,

Dans la beauté mélodieuse des mots de la créatrice, mots de liberté, 

Ses œuvres inscrites, délibérées, pour scruter longuement sa vie.


Colette-Gabrielle à notre image, faite pour écrire des textes, 

Au mouvement de plume jamais précipité, 

Tout est calme et posé dans sa syntaxe, dans le contexte,

Ses récits deviennent extraordinaires, à l’arrière-plan, sa destinée. 


Elle dit à l’esprit vagabond de peindre les rêves, 

Les cadrans solaires de sa jeunesse au langage dense, 

A la restitution ferme du chemin faisant jusqu’à la tenue d’Eve,

Prenant un ton sérieux loin de la table de chevet, mise en évidence.


Pourquoi réécrire certains passages, quand la respiration se délivre, 

Son expression individuelle mêlée aux audaces, 

Elle écrit un long article sous la chaleur du soleil, de vivre, 

D’un bonheur sans mélange, qui prend son temps, quelque chose de nouveau dans la besace.


En lançant des regards, elle forme des âmes, 

Les jours de beau temps, elle cultive l’art de lire, 

Approuve sa retraite, ses curieux apprentissages, sans blâme,

Son esprit, c’est le lieu où la poésie apparaît, variée, originale, sans médire.


Un fragment de sa mémoire en sa trame caractéristique, 

Arrive jusqu’à moi via cette jolie ligne droite, 

La force magique de la réalité de son monde, sur le bord du sentier, cathartique, 

Je manifeste ma reconnaissance, preuve de cette lumière qui toujours miroite. 


Ecrire le moindre poème dans son universalité, 

Pour nous autres répond à la même intention, 

Un épisode de nouveaux jeux, un peu de joie, des artistes penseurs de vérité, 

Autour des portes un rayon trop vif, du présent plein les poches, à l’unisson. 


Dans une seule de ses compositions, lucides, attentives, 

Elle vous enseigne un alphabet, petite sphère complice, 

Du sentier de sa maison d’enfant au Palais-Royal, elle commande autre chose au monde, inventive,

Presque toujours debout avec cette voix moderne, son secret est connu, jamais factice.


Et nous ? A vivre une réflexion pour nous rendre compte, 

Qu’elle offre au cours de nos lectures, 

Des situations d’exception, des encore premières fois, à accepter le sort, sans honte, 

Elle nous donne rendez-vous sur les fondations du récit, et son architecture. 


***



LE CIEL ET SON SOLEIL


Issu d’une association d’idées, 

L’horizon d’est en ouest accueille la conscience de l’être, 

Une imagination fertile signe son sens premier 

Qu’on attend sagement dans un rêve champêtre. 


Un vrai cercle d’amies – stellaires- depuis la création des hommes, 

Au comble de l’audace, magnétiquement attiré, 

Porté par ses ailes se consacre à la vie, aux arbres, aux pommes, 

Je ne sais rien de lui, que son rire à mi-voix et ses trop secrètes pensées. 


Nul besoin de briller au-dessus de cette ligne, 

Il a une vision différente de la chose, 

Qu’on ne découvre que de l’intérieur, à se brûler aux signes, 

Le silence vivant jusqu’à ses sources chaudes, d’ocre à rose. 


On médite sur ses développements, 

Dans un appel de l’humanité, son sens de la recherche,

On ressent le présent grâce à lui, grâce au ciel, du moment, 

Des yeux de l’esprit, refuge du soleil, merveilleuse découverte de mèche. 


***


CODEX


Un livre dans sa bibliothèque lui donne la parole, 

En cette heure de plus, il se rappelle à son souvenir, instruit par l’expérience, 

A travers le labyrinthe, de manière imprévisible, il donne son obole, 

L’action morale ainsi définie, tout s’exprime par les mots, de l’enfance. 


Comment expliquer en guise de salut, 

Garder le contrôle contre les mystères, 

Codex unique au monde toujours retrouvé, jamais perdu,

Chaque biographie humaine saisie dans cette période nouvelle,  héréditaire. 


La métaphore proprement dite doit être imprimée, 

Dans son universalité telle une preuve définitive, 

Dans la main de quiconque, train ordinaire de la vie, on m’attend pour traverser, 

La lumière des chemins peut nous y mener, sur la belle rive.


Dans l’autre monde positif aux deux confins de l’horizon, 

Dans le programme imaginaire de bon gré et de volonté, 

On essaie de se gouverner, de dire tous les mots d’amour sur tous les tons, 

Et comme avant le déluge, sous une pluie battante, à quelques pas de là, tout devient clarté. 


***

EXPLORATEURS 


Dans une sorte de réflexe de la plus haute charge, 

Des cônes de lumière scintillent dans les albums, 

Au premier coup d’œil, on tourne la phrase, une croix dans la marge, 

Des grandes déclarations à l’exactitude rigoureuse, on dessine la carte des symboles des hommes. 


Tout au long du spectacle des épisodes de notre vie 

Droit devant soi, derrière les noms propres des fêtes, 

Autour du soleil et de la matière de l’esprit, 

On prolonge les conversations des poètes. 


Est-ce plus ceci que cela ?

Obstinément chaque fois, un regard nouveau

Sans expliquer à personne, le canevas, 

Sur la plage, juste quelques traits plus fondamentaux. 


Le long calme qu’il faut interpréter, 

Après le silence des regards voyageurs, 

Tout être devient plus sage, aux sens équilibrés, 

Venu respirer dans la vie, explorateur. 


***  


EN AVANT


Entendre sous l’aurore dans la composition définitive, 

Se rapprocher de la porte avec cet intense sentiment de connexion, 

Intégrer le texte et l’image dans un façonnage de mécanique inventive, 

Dans deux salles ovales, poursuivre cet élan, expression de la raison. 


Entrer dans le monde de la couleur qui espère et qui cherche,

S’étendre sur la plage d’un blanc éclatant toujours original, 

En souvenir de l’histoire, la vraie, à l’activité que l’on recherche, 

Dans deux salles ovales, mener une vie d’une paix suprême, version septentrionale. 


Envahir d’un principe spirituel tous les systèmes, les symboles de l’âme, 

Séparer le jardin du village, il a tant besoin de miracles, 

La finesse des passages du processus, des structures, la clarté des cryptogrammes, 

Dans deux salles ovales, personnages et récits encore font hommage au vivant spectacle. 


Emporter avec soi l’atmosphère inspirée qui donne vie, 

Jusqu’au dernier étage, quelques murmures, les éternelles nuits à l’accès contrôlé,

Suggérant d’invisibles présences, ces expressions éphémères, la beauté d’un cri, 

Dans deux salles ovales, se joue l’étape décisive, la reproduction cellulaire, d’un être tout entier. 


***


LE SI JUSTE AVANT 


Avant de l’apprendre en projetant nos rêves,  

Evitant la résonance qui intensifie la valeur, 

Sous la lueur verte de l’intention, dans sa marche régulière, la relève, 

Par un témoignage unique, une nouvelle responsabilité, levés de bonne heure. 


Avant de comprendre l’arrivée dans la brume, 

On prononce des phrases, on les représente en entier, 

De proche en proche, en contrebas des arcades, sur le bitume, 

A l’Hôtel-Dieu de la ville, les vieux écrits y sont rassemblés. 


Quels savoirs attendent-ils de moi ?

De l’endroit où je suis arrivée, 

De cette existence héraldique au courage qui ne trahit pas l’émoi,

Le chemin va à la mer, attends avant de l’approcher qu’il se laisse effacer. 


Quelle réalité immobile s’offre aux bons architectes ? 

Apercevoir l’admirable baie dans l’exercice de sa poésie, 

Les jardiniers vivent longtemps, communiquant leurs maximes en bons Epictètes, 

Ils partent des principes qui mènent les aventuriers de la navigation à la vie. 

***


L’AVENTURE CELEBRE 


Cette aventure est célèbre, un peu humaine, 

Le pouvoir de ses images donne aux fibres les couleurs du destin, 

La main garde le secret de cette histoire, une aubaine, 

La poésie moderne à l’entrée de la grotte, torche à la main. 


Cette aventure est célèbre, décidée à ne pas oublier, 

Cette drôle d’harmonie supra terrestre au poème interminable, 

Du ressort de l’instinct, les mots viennent au fond de son palais, 

Au-delà de la route, l’intelligence en éveil, sans un seul grain de sable. 


Cette aventure est célèbre, au pays des bonnes fées, 

C’est important ce droit au murmure, à la fiction, 

Réécrire des discours énergiques, polychromes, sans les malmener, 

Connaître l’art et l’architecte, image incarnée de sa condition.


Cette aventure est célèbre, je peux la vivre dans la bibliothèque, 

Elle parle des rêves en cachette et sait faire tourner les moulins, 

Quand tout le monde est éveillé entre deux gros dictionnaires, grecs, 

Elle sert de refuge pour faire des histoires : « Tu diras les choses, ce matin. »


***

DIRE LES CHOSES 


Dire les choses avant le retour de cette comète, après les bâtisseurs en pierres de taille, 

Dans la mémoire ultime du navire à voiles, 

Dans le côté réfléchissant des miroirs des œuvres inscrites aux semailles, 

L’environnement est romantique, le récit détaillé, l’évocation explicite, à la belle étoile.


Dire les choses pour reconnaître les interprétations, 

Confirmer sa présence de bibliothèques en laboratoires, 

De la loi intérieure et des idées, choisir l’association, 

Et derrière chaque mot, manifester les sentiments, créations d’oratoire. 


Dire les choses sans tenir de longues conversations, 

De l’enchantement à la mouvance, sans chercher à cacher le sens, 

Saisir l’angle du moindre recoin, des jeux de charade à mention, 

Seul l’art permet de souffler le verbe sans sentence. 


Dire les choses pour contempler les trésors de la lecture, le tranchant d’une diagonale, l’apprentissage de l’idée,

Ni bien, ni mal, cela vaut tous les écrits, le chemin des confidences,

Du clair au sombre, sous la lumière du soleil pour s’y reposer,

Dans l’harmonie des formes, apporter le grand soin, nom que l’on donne à cette science. 

***


PEINDRE PLURIEL


Ainsi confortablement installés,

Au cœur de la promenade, prêts à embarquer, 

La vie a besoin d’être aérée, 

Le but de notre voyage : l’état intérieur, un sentiment d’étrangeté, 

La réponse est bien simple, demandez aux amis qui rêvent tout éveillés, 

Examinons les esquisses, la correction des épreuves, le naturel simplifié, 

Le portrait du poète, cohérent en forme de géométrie étoilée, 

L’existence humaine en ce sens, dans un lieu installé, 

Au hasard des réflexions, être en un pays bien arrimé, 

Le rôle central de celui qui voit à l’avance, guidé, 

Quelque part dans le château fort de l’esprit aiguisé, 

Juste avant notre texte écrit, composé,

Autorisation en main, accomplir tous ses vœux, multicolorés. 

Une grande collection évoquant un chantier chahuté, 

Des influences venues de partout, accompagnées, 

Des vases polychromes à leur galerie attachés, 

Ce lieu existe, il n’est même pas inventé !

Sur le dessin une date, celle d’un lundi oublié, 

Sur la photo on retrouve une horloge, un calendrier, 

Dans le décor on distingue la lumière d’un souvenir à montrer, 

Au fond du paysage, un jardin si librement dessiné. 


Muriel CAYET 

Mai 2018

Poésie au présent permanent 

A retrouver sur le site

Muriel CAYET - Poète et artiste philosophe


Photographies Muriel CAYET

Mai 2018











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30 mai 2018
La grande boîte à outils XVIII - Peindre sur tout, peindre surtout, surtout peindre ! Mai 2018









Peindre sur tout, surtout peindre ! 

Muriel CAYET

Mai 2018






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15 avr. 2018
La grande boîte à outils XVI - Peindre sur tout, peindre surtout, surtout peindre ! Avril 2018


Peinture acrylique sur carnets de croquis A6 et A5














Miniatures - Feutre sur bristol 



Muriel Cayet

Avril 2018


Lien permanent

 

4 avr. 2018
La grande boîte à outils XV - Miniatures (formats A6 à 15x15 cm) - Feutre sur bristol- Avril 2018


Peindre sur tout, peindre surtout




















Surtout peindre !


Muriel CAYET

Avril 2018

Miniatures - Feutre sur bristol

De formats A6 à 15x15 cm


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4 avr. 2018
La grande boîte à outils XIV - Photo-collage, photo-montage- Poésie et surréel- Muriel Cayet- 2018


Photographie narrative et géopoétique 


De la vie dans le roc



Comme une apparition



Lamantins



Le pingouin sur la banquise



Hérisson



Batracien 




Les arbres




Marina





Le dragon



Submarine dog



Les éléphants de mer 



Bébé phoque



Le regard de la baleine




Photographie


Muriel CAYET


Avril 2018


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3 avr. 2018
Photographie narrative et géopoétique- Muriel CAYET - Avril 2018


Comme inscrire dans le granit...


Source de vie



De tous les temps



Bloc immuable



L'assemblée des pierres



Regard en miroir



Le dialogue des arbres



Hasard d'écorce



Où tout se passe



Un jour de pleine lumière



Comme inscrit dans le granit



Muriel CAYET

Photographie

Avril 2018


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30 mars 2018
Photographie narrative et géopoétique- Muriel CAYET - Mars 2018


Baryté



Rouge



Ciel 


Atmosphère



Intemporalité



Chimney



Village




Forge



Positif



Quiétude



Photographie narrative et géopoétique

Muriel CAYET

2018



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8 mars 2018
Photographie narrative et géopoétique - Muriel CAYET - Mars 2018


 

 

 

 

 

 

 

 

Photographie géopoétique

Muriel CAYET

Mars 2018

 

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